jeudi 6 décembre 2007

Man on the moon


Le blog n'échappe pas à la loi des séries, enfin celles qui remplissent les grilles de Téléstar et autres Télé Z. Pendant les vacances, les aficionados doivent attendre le retour de leur saga préférée pendant ce qu'on appelle la trêve. C'est sûr que c'est dur de se voir privé de son programme favori, mais c'est comme ça, il faut bien laisser un peu de temps aux scénaristes pour trouver de nouvelles idées. Ici c'est pareil. Nos scénaristes ont aussi besoin de temps pour écrire la suite de nos aventures. Ne vous est-il donc jamais venu à l'esprit que peut-être nous n'étions pas au Canada mais simplement en France, dans un des 6 Montréal que compte notre pays ? Pourquoi pas en Ardèche, planqués dans une ferme vivant de notre jardin, à l'abris des impôts, de l'ASSEDIC et de l'ANPE ? Les photos, des souvenirs de vacances gardés précieusement depuis notre voyage au Québec l'an passé. L'avion ? Personne ne nous a vu y monter. La neige, un aller retour dans les Alpes... Et si... Et si tout cela n'était qu'une supercherie, un bon vieux canular comme la mort de Jim Morrison ou celle d'Elvis ? J'avoue que j'aimerai bien en être l'auteur car ce serait vraiment très fort, nous faisant rivaliser avec Andy Kaufman et H. G. Wells ! Mais si la comparaison était fort flatteuse, cela nous enlèverai tout le plaisir que nous avons d'être ici.


Nous avons quitté le 5454, bienvenus au 5221 ! Vous avez pu voir des photos de Stéphanie clorent le précédent blog. Pour tout vous dire, elles ont été prises le jour de notre déménagement. Alors que la neige avait une fois de plus progressivement disparue, laissant à nouveau apparaître le bitume des trottoirs, une nouvelle couche est venu repeindre nos rues. Tranquillement, les flocons ont commencé à tomber vers 15h pour ne plus s'arrêter, redoublant même l'effort pour être sûr que tout soit immaculé pour 18h, heure de notre déménagement. Josée m'avait autorisé à utiliser la van de Latina, mais devant la blancheur des routes, j'ai accepté que Luc, un des bouchers, prenne le volant, arguant que si quelqu'un devait planter le véhicule de livraison, je préférais que ce soit lui. Nous n'avions pas grand chose alors en une heure tout était chargé, transporté et déchargé. Le lendemain matin, je refaisais un petit tour en compagnie du Chef pour déposer les quelques sacs gardés sous la main. La particularité de ce déménagement, outre sa rapidité, le fait qu'il ait été fait de nuit et sous la neige par –15°C (véridique), c'est sans doute que les anciens locataires étaient encore dans l'appartement ! En effet, ils nous avaient vidé une pièce pour que nous puissions la remplir avec nos affaires. Nous avons donc posés nos cartons alors qu'ils remplissaient les leurs. Mieux, le lendemain, j'ai rempli un frigo qui avait été vidé une demie heure avant, pendant que les déménageurs emportaient la bibliothèque et que l'ancienne locataire passait le balai dans la chambre.


Expérience étrange, certainement celle qu'ont les coucous quand ils atterrissent dans un nouveau nid, une sorte de réquisition en quelque sorte... le transfert de bail en plus. C'est surtout ce que doivent vivre l'ensemble des montréalais qui déménagent chaque année, tous en même temps, le 1er juillet, date de fin de l'ensemble des baux. Soit, mais trêve de verbiage, vous attendez tous des images de notre nouveau nid, alors en voici, au compte goutte, comme il se doit...


L'entrée du 5221...


... et notre pièce principale...


Pour le moment l'équipement est sommaire, mais cela donne un petit côté japonnais plutôt classe. Il reste encore la chambre, le bureau (ou plutôt l'atelier), la cuisine et la salle de bain (et accessoirement l'entrée et le couloir ainsi que les deux petits balcons)...





PS : La photo de l'entrée du 5221 a été prise samedi soir.





1 commentaire:

DAN a dit…

Ouf! enfin des nouvelles et des bonnes. Nous voilà tous rassurés.
L'appartement a l'air chouette, nous attendons la suite avec impatience.
Gros bisous à tous les deux.