A la demande générale et en incluant la grandissante majorité silencieuse, voici donc des nouvelles presque fraîches, mais loin d'être passées de date (les périmés ayant été soigneusement triées puis éliminées). C'est qu'il s'en est passé des choses depuis le 21 janvier ! Un paquet même. Bon je vous passe en speed les infos climatiques : Oui il a neigé, oui ça a fondu suite à une température tropicale (3 ou 4°C) et bien entendu ça a gelé derrière. En ce moment, il neige. Classique. En même temps on est venu pour ça alors tout va bien, on est servis. Passons aux choses sérieuses...
Le 25 janvier était un jour important dans notre histoire nord américaine. Ce jour là je me suis levé à l'aube. Pas vraiment à l'heure où blanchit la campagne ici, puisqu'elle est blanche près de six mois par an, mais disons plutôt à 6h, ce qui est nettement plus universelle comme image. Ce n'est pas le fait que je me sois levé tôt qui fait l'exception de ce jour, bien sûr (quoique), non. L'exception tient dans la destination que je prendrais ensuite : les bureaux de l'immigration du Québec.
Un événement d'une telle importance entraîne forcément une nuit courte et agitée. C'est donc avec des yeux gonflés que j'enchaine le triptyque toilette - p'tit dej' – habillage. Dans les temps, je dévale les escaliers, traverse la rue pour attendre le bus qui arrive dans les 10 secondes, ça part plutôt bien. Quelques minutes plus tard je change pour le métro à la station Place-des-arts. Je passe les portiques, déboule sur quai et le métro arrive lui aussi. Parfait timing. Dingue. Je descends à Berri-UQUAM, et me retrouve devant les bureaux à 8h, j'ai 30 minutes d'avance. J'en profite pour faire un saut à Bureaux-en-gros pour acheter une jolie chemise pour ranger toutes mes pièces justificatives et présenter ainsi un dossier bien propre, bien classe, oeuvre d'un immigrant motivé et exemplaire. Bref 10 minutes plus tard je m'assois devant la porte, il y a juste une personne avant moi. J'attends.
8h30, le cerbère de la porte fait un tour de clef et ouvre officiellement l'accès à la salle d'attente. Il demande à chacun la raison de sa venue pour confirmer s'il y a lieu de laisser passer. « Bonjour, je viens déposer une Demande de Certificat de Sélection et régler les frais qui s'y rapportent. ». Il me fait signe de m'assoir. 5 minutes passent et le rideau de faire qui ferme l'accueil s'ouvre. La première personne s'avance, rapidement, je me lève et me fais doubler par une fille arrivée après moi. Pas de scandale, je la laisse tricher. Gentleman. Gentleman un peu énervé mais gentleman quand même. 5 minutes encore et me voilà devant le préposé des services de l'immigration. Je me lance : « Bonjour, je viens déposer une Demande de Certificat de Sélection et régler les frais qui s'y rapportent. ». « Bonjour... C'est pas là. Il faut aller au bureau de Square Victoria. » « Ok, merci, au revoir ». Me voilà reparti dans le métro pour aller à l'autre bureau. C'est direct, pas de changement. Le métro est synchro, je suis vite fait sur place. Je marche un peu mais pour info il neige et il y a un vent glacial, bien sur, sinon ce serait trop simple. Bref j'arrive au 25 Notre Dame Ouest. Je trouve le bureau aussi sec. Il n'y a personne, enfin personne d'autre qu'un agent de sécurité et deux dames derrières les guichets. Rebelotte : « Bonjour, je viens déposer une Demande de Certificat de Sélection et régler les frais qui s'y rapportent. ». « Très bien asseyez-vous ». A peine assis, c'est à moi, bien évidement puisqu'il n'y a que moi.
Bonjour, je viens déposer une Demande de Certificat de Sélection et régler les frais qui s'y rapportent
Bonjour, vous avez toutes les pièces ? »
Oui enfin je pense, voilà mon dossier...
Très bien...
J'ai ajouté des factures de 2005 comme justificatifs pour le conjoint de fait.
Ah. Mais vous avez rempli le formulaire pour les conjoints de fait ?
Non, est ce que vous l'avez ?
Oui, le voici vous devez le remplir et le signer vous ainsi que votre conjointe.
Ok, bon et bien je reviens...
Je m'échappe un instant pour remplir le formulaire que je pense signer à la place de Stéphanie pour gagner du temps et m'éviter un aller retour supplémentaire. Pris d'un doute concernant une autre partie du dossier je repasse au guichet. Même dame. Elle m'éclaire et je repars. Je ne suis pas trop chaud pour signer à la place de Stef, d'autant qu'il faut écrire des trucs. Imiter une signature c'est pas trop un problème vu que personne n'arrive jamais vraiment à signer deux fois pareil... mais imiter une écriture c'est autre chose.
Et me voilà repartis en vitesse à l'appartement pour chopper Stéphanie avant qu'elle parte travailler pour la faire remplir et signer cet ultime formulaire. Marche / bus / escalier / signature.
C'est reparti...
1 commentaire:
Ma machine me joue certainement un tour, parce-que je n'ai pas de suite après "c'est reparti" ou alors nous démarrons un feuilleton type Kaamelot, c'est à dire cinq minutes par jour, ce sera bien aussi.Enfin je vois que partout dans ce monde, les fonctionnaires resterons toujours des fonctionnaires. Bisous à vous deux et courage. Mar & Eddie
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