vendredi 28 décembre 2007

Alexandre le Bienheureux

Après la tempête, Stéphanie (lundi 17) et moi (mercredi19) avons expérimenté les courses de Noël sous la neige. Chaussés de bottes, bonnets vissés sur le crâne, en plein vent fouettés par les flocons, le tout sur un sol blanc-cassé à la solidité digne d'une plage de sable fin. Timing serré, conditions extrêmes, une bonne ration de sport réchauffé par des cartes bancaires brulantes !


Ensuite ? Ensuite, le beau temps est revenu, ou tout au moins les degrés. Comme une impression de déjà-vu, la neige a peu à peu tiré sa révérence sous les assauts de la température, puis d'une pluie légère mais mortelle (enfin pour notre décor préféré). C'est certain qu'avec la dose qu'on a reçue, il en restait toujours, mais l'asphalte est de nouveau sec sur les trottoirs comme sur la route. Tant mieux pour les automobilistes et tant pis pour nous, les neigeophiles. Avec le travail, les christmass-courses et tout le tremblement, on a pas vu le temps passer. Le 24, nous étions au Latina jusqu'à 18h. Une journée assez étrange car un peu dingue. Beaucoup de clients, pas vraiment le temps de prendre de pose pour manger, presque toute l'équipe sur le qui-vive, une sorte de folie dans l'air... Un cocktail de fête quoi. Avec tout ça, on a pas pris le temps d'organiser quoique ce soit pour le soir. Par conséquent, on fait ce que je préfère : on a improvisé !


Le chef nous avait tendu une perche dans la semaine, on l'a donc saisie. 18H, on ferme dans une ambiance festive, un petit verre à la main. On passe à l'appart' pour poser nos affaires (et j'en profite pour faire quelques travaux manuels pour quelques heures plus tard). On file ensuite chez Le Chef. Entre berruyers, on prend un petit verre au salon en discutant, la télé en ambiance sonore et colorée. En zappant, on tombe sur Alexandre le Bienheureux. Je ne pensais pas qu'on pouvait voir un film différemment en fonction d'où on se trouve sur le globe. Philippe Noiret sur son tracteur, circulant sur des chemins de campagne de cette bonne vieille Région Centre (je crois que ça se passe aux alentours de Chartres)... C'est marrant comme ça prend tout un autre sens, vu de l'autre côté de l'atlantique ! On voit le décor avec un autre oeil, comme une sorte de lecture entre les lignes, quelque chose qui fait qu'on vit le film différemment, peut-être un peu plus intimement que nos cousins nord-américains.


Trêve de mélancolie, on allait pas passer la soirée à regarder la télé. Nos verres vides, nous sautons dans un taxi direction China Town pour se faire un petit resto. Après deux essais infructueux, on trouve enfin une table et on festoie autour de mets asiatiques qui restent encore gravés dans nos papilles. Canard laqué, calmars poivre et sel, nouilles sautées, brocolis et homard à la cantonaise... Enfin presque, car le homard n'est jamais arrivé jusqu'à notre table. Il était un peu tard, peut-être trop tard pour mériter un homard, allez savoir ? Re-taxi pour rentrer et là, Ô surprise, le père Noël était passé ! Il semble qu'on avons été particulièrement gentils cette année, mais je ne vais pas faire une liste, ça ne rallongerait que trop ce billet déjà pas mal long.


Là dessus, un 25 calme, puis retour à la routine jusqu'au 31 où, rebelotte la folie va s'emparer de Latina. On ne sait pas encore ce que l'on va faire. Peut-être la revanche en Chine pour un homard qui nous aura fait saliver depuis une semaine, qui sait ?


Pas d'image pour le moment car il est tard et que les photos que j'ai prises de notre sapin sont ratées. Je vais essayer d'en faire d'autre et je les ajouterai plus tard... Promis !


mardi 25 décembre 2007

Ice Age

Attention, la publication qui suit est une histoire vraie. Les noms n'ont pas été changés et les événements relatés ont vraiment eu lieu, la publication du jour relate en effet des événements qui ont eu lieu le 16 décembre 2007, dans un quartier de Montréal, au Canada.


La première tempête de neige nous avait plutôt surpris. Ce n'était pas vraiment violent, bien que mon escapade pour mes bottes avait quelques allures épiques, mais c'est vrai que tant de neige d'un coup (plus de 30cm), c'est toujours un peu impressionnant. Préparés par ce premier passage et prévenus par tout le monde, nous attendions donc avec impatience la seconde vague ! Dans le journal de Montréal, le maire déclarait que la ville était parée. Nous aussi, ça tombait bien. On était dans la nuit de samedi à dimanche quand les flocons ont débarqué.


Bon évidemment on dormait. On n'était pas les yeux rivés sur les étoiles attendant que le ciel nous tombe sur la tête. C'est au matin qu'on a retrouvé ce paysage flou dont je vous ai déjà parlé. Dehors c'était l'âge de glace. Des bourrasques, des tourbillons et surtout de la neige. Partout. Petite mais abondante, comme une sorte de gros crachin ininterrompu, mais sous forme de neige. On est resté un moment au chaud et puis, en bons reporters de l'impossib', nous sommes descendus voir ça pour ressentir la tempête au plus creux de notre carcasse. Bousculés par les vents, congelés par la température et surtout émerveillés par le spectacle, nous ne sommes pas allés très loin. La simple vision de l'avenue du parc est suffisante pour comprendre l'ampleur de l'événement. Voici en image ce que donnait notre expédition :


L'entrée du 5221


Collection "Expédition polaire" 2007
- Femme -


Collection "Expédition polaire" 2007
- Homme -


Le tout dans notre avenue,
où les voitures circulaient tranquillement (si si !)


Enfin pour ceux dont les véhicules n'étaient pas sous la neige,
les voitures comme les vélos...


Mais rien ne nous arrêtait.
Stéphanie avançait, courageusement


On a pas trop traîné quand même,
visibilité nulle, on est rentré.


Le lendemain, comme après chaque tempête, le soleil brillait et la ville était éclatante de blancheur. Le ciel d'un bleu méditerranéen faisait presque oublier le petit "moins" qui se trouvait devant le chiffre de la température. L'hiver s'annonce plutôt rude. Québécois ou pas, tout le monde est estomaqué par autant de neige. Apparemment, ça promet. Les journaux parlaient bien évidemment de cet événement, comme vous pourrez le constater dans les liens suivant :


dimanche 16 décembre 2007

The Party


Les communications ont été coupées, longtemps, trop sans doute. Les messages des lecteurs en manque ce sont accumulés et la rédaction est restée sans voix. Il est temps de revenir au turbin.


La semaine dernière, le samedi pour être exact, c'était le jour J. Pas le débarquement bien sûr, je connais un tantinet mon Histoire (merci Spielberg), non, c'était le jour du Party du personnel ! En effet, en Amérique du Nord, noël est une véritable institution et depuis le 1er décembre un vent de panique remue la ville (en plus du blizzard qui, lui, la congèle). Les entreprises font leurs fêtes (party) du personnel au restaurant où dans divers endroits loués pour l'occasion. On y trouve des employés enjoués (ou pas), de la boisson et toutes sortes de choses à manger, ainsi que tout ce qu'il faut pour faire la fête quoi. Chez Latina, le Party se passe chez la patronne, dans son propre appartement, et c'est Latina qui régale ! En d'autres termes, c'est la Cuisine qui fait le traiteur et la Charcuterie qui s'occupe du ravitaillement en pains, fromages et charcuteries. Autant dire que ça n'a pas chômé tout le samedi pour que tout soit prêt à tant pour les 60 personnes qui étaient prévues (et qui sont venues). Le Chef s'est donné à fond pour nous mitonner une dinde farcie au poulet et canard accompagnée de pommes de terre parisiennes ; des sushis en pagaille ainsi qu'un tiramisu (merci Stef) et des tartes au sucre. De notre côté, à la charcuterie, c'était le championnat du monde des saveurs avec des rillettes de volailles, de la terrine de cerf et de la terrine de lapin aux noisettes, suivi de terrine de foie gras maison. Côté poisson, nous avions du saumon fumé en tranche ou à l'ancienne (en filet). Je passe sur les fromages, car on avait déjà plus très faim. Il y avait aussi un bar, bien achalandé, en bières, vins et autres spiritueux (mais pas de champagnes, mais on va pas se plaindre).


Tout ce défilé de gourmandises était disposé en buffet, sans défense, à la merci de tous, ce fût terrible. Peu de rescapés en vérité, j'avoue pour ma part être responsable de la disparition d'une bonne partie du tiramisu, resté sans surveillance en fin de soirée. Geste prémédité ou non, je n'ai pas pris de photo de mes futures victimes. Je n'ai donc pas d'image de toute ses victuailles. Les clichés volés tout au long de la soirée appartiennent à celles et ceux qui étaient présent. Je ne voudrais pas être taxé de paparazzo en les diffusant sur le blog. Ils resteront donc inédits.


Pour ne pas vous laisser en reste, voici quand même un petit quelque chose à vous mettre sous la dent....


Un verre, ça va


L'intérêt d'avoir un balcon enneigé !



Quand on est invité quelque part, on prend ses bottes pour marcher dans la neige. Le hic c'est qu'une fois arrivé, on ne peut pas décemment entrer avec ses bottes. Soit on emporte des chaussures pour en changer sur place, soit on reste en chaussettes. Par conséquent, tout en préservant l'intimité des gens je peux quand même vous montrer quelques personnes...


Eva et Antoine


Josée et Stéphanie




samedi 15 décembre 2007

Adaptation


Une fois n'est pas coutume, je suis désolé pour ce silence. Vous le savez nous avons déménagé, et à cause de notre appartement vide, nos jours de repos se transforment en expéditions de recherche de meubles et autres accessoires manquant à la liste des essentiels. La suite logique de cette histoire c'est que, crevé par ces raids, je ne trouve plus ni le temps, ni la force de vous conter nos aventures.

Pas de nouvelle, bonne nouvelle dit le proverbe. Je confirme.
Nous allons bien, la vie est belle dans nos nouveaux murs.

Pas de photos pour illustrer ce maigre mot, nous espérons seulement que ces quelques lignes suffiront à vous rassurez quant à notre situation, là-bas, par delà les fuseaux horaires.


PS :
Les démarches de connexion suivent leur cours, ça devrait bientôt porter ses fruits. Patience, patience...

jeudi 6 décembre 2007

Le jour d'après


Les plus observateurs auront remarqué que, sur la photo de notre intérieur, à travers les fenêtres, on peut apercevoir la neige sur notre balcon ainsi que sur l'immeuble d'en face. Encore un bulletin sur la neige ? Oui, mais là c'est du sérieux, jugez plutôt...


Le vendredi donc, nous avions écopés d'une grosse quinzaine de centimètres. Après un samedi et un dimanche plutôt calmes, la blanche nous est tombé dessus dans la nuit qui nous séparait du lundi. Dans la nuit, alors que je me levais pour des raisons personnelles, j'ai entendu le bruit des lames d'acier sur l'asphalte. 3H du matin. Montreal prépare ses rues pour les automobilistes. Ça sent la bonne grosse couche, et le ciel continue de saupoudrer tout ça de sucre glace. Nous verrons ça en temps et en heure...


Réveil, café, douche et déboulage sur Du Parc. Plus de trente cinq centimètres de neige (voir plus) sont venus consolider la chute précédente. Autant dire que l'aller vers Latina, lundi matin, relevait de l'exploit... surtout avec mes baskets ! Heureusement, les services municipaux sont équipés (comme on a pu le voir par le passé). Une sorte de mini chasse-neige passe sur les trottoirs pour nettoyer tout ça. Personnellement je ne l'ai jamais vu, seuls la trace de ses chenillettes et un couloir pour piéton tout beau tout propre attestent de son existence. Cependant, cette machine est loin d'être le Yéti, alors je finirai bien par l'avoir dans mon objectif.


En partant, bravant la tempête qui balayait toujours la ville, je me jurais, mais un peu tard, qu'on ne m'y reprendrait plus, et que pour ma pause lunch je filerai m'acheter des bottes. Stéphanie, pendant de temps, était bien au chaud à l'appartement, profitant de son jour off. Le midi donc, enfin vers 14h, au plus fort de la tempête, je fonce m'acheter des chaussures adaptées au blizzard ambiant. Épique ! Une vraie expédition polaire. Vents puissants, tourbillons de neige, froid piquant, chemin plus ou moins pratiquable, visibilité quasi nulle, ça n'avait jamais été aussi dur d'aller acheter de bêtes bottes. Une fois sur place, ô joie, je n'étais semble-t'il pas le seul avoir avoir eu besoin de m'équiper. Plus trop de choix ni en modèle ni en pointure, si bien qu'au bout d'au moins une demie heure, j'ai fait le choix du on ne peut plus célèbre modèle :


" c'est-un-peu-grand-mais-c'est-pas-grave-je-mettrai-une-semelle "


Au final, il est aussi bien que les autres mais pour la moitié du prix, ça fera bien l'affaire en attendant que je trouve chaussure à mon pied (en taille et en forme).


Pendant la journée, la neige continue à tomber bien sûr, nous rassurant quant à la véracité de la fameuse légende québécoise selon laquelle l'hiver est blanc et dure 6 mois. Nous n'avons pas la télé et ne lisons pas vraiment les journaux. Niveau info nous sommes donc plutôt largués. Cependant, des news filtrent quand même par le truchement du dialogue. Nous avons donc appris par nos collègues que c'est certainement une des plus grosse tempête annonçant l'hiver qu'il y est eu depuis longtemps. Pour vous dire, bien que le pays soit on ne peut plus préparé à ce type de climat, avec chasse-neige, tracto-pelle, et autres engins de salage en tous genre, il a été très difficile aux services concernés de faire face à tant de neige et, outre divers accidents dûs aux routes-patinoires, une parcelle d'autoroute, sorte de périphérique local a même été entièrement bloqué !


Mercredi, vu de chez nous, ça donnait encore à peu près ça...


Contre la fenêtre de la chambre...


... Celle de la cuisine...


... Et la porte-fenêtre du salon...


... Qui donne sur le balcon.


Mais aussi par la fenêtre du bureau...


... Et en contre bas, où un mini chasse-neige était passé par là...


... Sous les yeux des voisins,
qui doivent regarder pousser les stalactites !


Bref, mercredi il faisait beau,
dans les rues lumineuses de Montréal enneigée.



Man on the moon


Le blog n'échappe pas à la loi des séries, enfin celles qui remplissent les grilles de Téléstar et autres Télé Z. Pendant les vacances, les aficionados doivent attendre le retour de leur saga préférée pendant ce qu'on appelle la trêve. C'est sûr que c'est dur de se voir privé de son programme favori, mais c'est comme ça, il faut bien laisser un peu de temps aux scénaristes pour trouver de nouvelles idées. Ici c'est pareil. Nos scénaristes ont aussi besoin de temps pour écrire la suite de nos aventures. Ne vous est-il donc jamais venu à l'esprit que peut-être nous n'étions pas au Canada mais simplement en France, dans un des 6 Montréal que compte notre pays ? Pourquoi pas en Ardèche, planqués dans une ferme vivant de notre jardin, à l'abris des impôts, de l'ASSEDIC et de l'ANPE ? Les photos, des souvenirs de vacances gardés précieusement depuis notre voyage au Québec l'an passé. L'avion ? Personne ne nous a vu y monter. La neige, un aller retour dans les Alpes... Et si... Et si tout cela n'était qu'une supercherie, un bon vieux canular comme la mort de Jim Morrison ou celle d'Elvis ? J'avoue que j'aimerai bien en être l'auteur car ce serait vraiment très fort, nous faisant rivaliser avec Andy Kaufman et H. G. Wells ! Mais si la comparaison était fort flatteuse, cela nous enlèverai tout le plaisir que nous avons d'être ici.


Nous avons quitté le 5454, bienvenus au 5221 ! Vous avez pu voir des photos de Stéphanie clorent le précédent blog. Pour tout vous dire, elles ont été prises le jour de notre déménagement. Alors que la neige avait une fois de plus progressivement disparue, laissant à nouveau apparaître le bitume des trottoirs, une nouvelle couche est venu repeindre nos rues. Tranquillement, les flocons ont commencé à tomber vers 15h pour ne plus s'arrêter, redoublant même l'effort pour être sûr que tout soit immaculé pour 18h, heure de notre déménagement. Josée m'avait autorisé à utiliser la van de Latina, mais devant la blancheur des routes, j'ai accepté que Luc, un des bouchers, prenne le volant, arguant que si quelqu'un devait planter le véhicule de livraison, je préférais que ce soit lui. Nous n'avions pas grand chose alors en une heure tout était chargé, transporté et déchargé. Le lendemain matin, je refaisais un petit tour en compagnie du Chef pour déposer les quelques sacs gardés sous la main. La particularité de ce déménagement, outre sa rapidité, le fait qu'il ait été fait de nuit et sous la neige par –15°C (véridique), c'est sans doute que les anciens locataires étaient encore dans l'appartement ! En effet, ils nous avaient vidé une pièce pour que nous puissions la remplir avec nos affaires. Nous avons donc posés nos cartons alors qu'ils remplissaient les leurs. Mieux, le lendemain, j'ai rempli un frigo qui avait été vidé une demie heure avant, pendant que les déménageurs emportaient la bibliothèque et que l'ancienne locataire passait le balai dans la chambre.


Expérience étrange, certainement celle qu'ont les coucous quand ils atterrissent dans un nouveau nid, une sorte de réquisition en quelque sorte... le transfert de bail en plus. C'est surtout ce que doivent vivre l'ensemble des montréalais qui déménagent chaque année, tous en même temps, le 1er juillet, date de fin de l'ensemble des baux. Soit, mais trêve de verbiage, vous attendez tous des images de notre nouveau nid, alors en voici, au compte goutte, comme il se doit...


L'entrée du 5221...


... et notre pièce principale...


Pour le moment l'équipement est sommaire, mais cela donne un petit côté japonnais plutôt classe. Il reste encore la chambre, le bureau (ou plutôt l'atelier), la cuisine et la salle de bain (et accessoirement l'entrée et le couloir ainsi que les deux petits balcons)...





PS : La photo de l'entrée du 5221 a été prise samedi soir.