mercredi 27 février 2008

1492


Vous ne devinerez jamais ! Enfin si peut-être, surement même si vous suivez un peu l'actualité météorologique du blog : Il neige. Il neige, encore, régulièrement depuis lundi ou quelque chose comme ça. Bon c'est sûr que c'est pas une info extraordinaire, mais elle valait sa paire de lignes en introduction tant cela conditionne les choses dans notre coin du monde. La combinaison est à peu près la suivante :


Neige + vent + froid

= pas trop de monde dehors


Cela dit, comme toute règle qui se respecte il y a des exceptions, des gens qui bravent les éléments pour venir s'approvisionner (ou aller travailler comme nous par exemple). Aujourd'hui mercredi, le temps était au blanc fixe. Les escapades au soleil n'étaient pas de mises et l'heure était au cocooning. Stef de service, j'ai donc occupé ma journée à diverses tâches extrêmement divertissantes telles que peindre notre dernière acquisition suédoise et débiter notre sapin de Noël en petits morceaux pour le faire entrer dans des sacs poubelles (sur conseil de Madame Jeanotte, notre gardienne). Je n'ai pas fait que ça, j'ai aussi dormi pas mal ce matin et je suis aussi passé à la banque.


En attendant dans la file, je le cherchais au loin dans les bureaux, mais pas la moindre blondeur à l'horizon, pas la blancheur d'un col de chemise impeccable, pas même l'éclat d'un bouton de manchette. Vous vous doutez bien que dans ces conditions, je ne suis pas resté une minute de plus. Pas de Braddy, pas de Jimmy. Avant de partir la mine déconfite, je suis quand même passé au guichet histoire de ne pas avoir fait le déplacement pour rien. Un mercredi plutôt calme en somme.


L'info du jour, enfin d'hier mais qui continue à faire des remous, c'est le départ du gardien de l'équipe de hockey de Montréal : Christobal HUET. Si nous ça ne nous fait plus d'effet que ça, principalement parce qu'on ne suit pas vraiment le sport national, il semble que cela touche méchamment les indigènes. Il est beau, il est bon et il est français, trois points forts pour ce joueur qui quitte donc Montréal pour aller jouer à Washington. Les femmes en sont folles, les hommes en sont jaloux (j'imagine), nous on s'en fiche un peu. HUET, pour nous, ça restera toujours le nom d'une pâtisserie à Mehun sur Yèvre, un repère pour gourmands avertis, mais surtout LE fournisseur officiel en galette de pomme de terre de la famille Gravelet (entre autre) depuis plusieurs générations. Le terme galette de pomme de terre est malheureusement réducteur, pour être plus juste, on utilise plutôt les termes : galette de chez Huet. De plus, j'en profite pour préciser que si ici on prononce « hu-é », nous on sait très bien qu'en vrai ça se dit « hu-ette »... à moins bien sûr qu'on m'ai menti depuis ma plus petite enfance...



Cristobal, là bas depuis Washington,

Si t'as tes parents au téléphone,

Salut-les pour nous, et dis leur,

Qu'on oublie pas leur pâtisserie pur beurre !



(Ok il est peut-être pas de Mehun sur Yèvre mais comme dit la fable :
« Si ce n'est toi c'est donc ton frère ! »)


lundi 25 février 2008

Sunshine


Ouf, on a pas perdu tout le monde en route ! Permettez-moi de vous dire que ça fait plaisir de vous lire. En effet, si vous vous ouvrez fiévreusement le blog espérant de nous articles, moi je l'ouvre en espérant de nouveaux commentaires. C'est cool d'avoir un retour, j'ai moins l'impression de parler tout seul et ça me rassure sur mon état mental, eh, eh ! Je vous avais dit que des bulletins pourraient apparaître en dehors des jours officiels, et bien pour le plus grand plaisir de tous en voici déjà un. Ta - daaaaaa !


Aujourd'hui dimanche c'était grand beau : plein soleil, pas un pet' de nuage, température clémente (-4°C seulement), parfait. Certes on aurait pu aller se promener sur le Mont Royal ou dans un des multiples parcs de la ville, mais nous avions un raid ikéesque de prévu.

Compte rendu des opérations (enfin plus ou moins) :


Rachel doit nous ramasser vers 11h, mais elle a eu une grosse semaine et aujourd'hui, bien qu'elle soit off comme nous, elle doit quand même travailler de 17h à 22h. Ce genre de choses arrive parfois, je le sais je suis passé par là il y a 15 jours. Une personne n'est pas là ou à besoin de s'absenter, une pièce manque, le téléphone sonne, et hop : on entre en jeu. Bref on a prévu de se téléphoner vers 11h pour voir si elle est d'attaque ou pas. Pianotage, sonnerie, elle avale un café et arrive. Pendant ce temps, je passe à Latina apporter une rasade de la série TV « The Office » à un collègue.


Suite au commentaire de Ben&nat, j'attrape mon appareil photo au passage pour vous donner quelques images. Arrivé en bas des marches, je notes cependant que ma carte est presque pleine, à l'inverse de ma batterie qui elle est quasi vide. Voici quand même quelques petites choses à vous mettre sous la dent...


Avenue du Parc
Direction sud, vers le centre ville




Une résidence sur Du Parc,
en face de notre immeuble


Quelques vélos en face de chez Latina



L' Avenue Esplanade qui jouxte Latina
Direction sud...



Avenue Esplanade / Rue St Viateur : Le « carrefour » de Latina.
Ha, les poteaux, fils et panneaux qui décorent nos rues...




Voilà pour les images. Le reste de la journée n'est pas fantastique à raconter. Voyage à Ikea, retour avec diverses trouvailles dont une desserte pour la cuisine (qui ressemble enfin à quelque chose) et par conséquent : bricolage, ménage et tutti quanti. Hier samedi par contre, il m'en est arrivé une bien bonne, bien plus intéressante à vrai dire et je m'empresse donc de vous la conter. De service à 10h comme tous les samedi, je quitte l'appartement vers 9h45. J'attrape mon cache nez, mon sac et décolle. Comme il fait beau je ne mets pas mon bonnet et entame ma petite promenade jusqu'à Latina. En Chemin, mes oreilles m'indiquent que nous ne sommes pas encore au printemps et qu'un bonnet n'est pas superfétatoire. Je plonge donc ma main dans ma poche mais n'y trouve rien. J'en déduis que j'ai dû le laisser à la maison, même si quelque chose me dit que je l'avais pourtant pris en partant. Qu'à cela ne tienne, je verrais plus tard.


La journée se passe et, vers 19h, nous rentrons. Je jettes un oeuil à gauche, puis à droite, mais point de bonnet. Perspicace, je comprends que mon pré-sentiment matinal était fondé. J'ai perdu mon bonnet sur le chemin. Bien triste, je rationalise et passe à autre chose. J'ai deux packs de bières à rapporter à la consigne, vestiges de soirées passées. Pour oublier ma perte, je me lance à corps perdu dans cette mission qui doit me mener de l'autre côté de la rue chez le dépanneur du coin. Je prends mes bières, descend l'escalier, sors de l'immeuble et, ô stupeur, aperçois mon bonnet coiffant un parcmètre. Il est 20h, il a passé sa journée là, dehors, à un carrefour très fréquenté, à deux pas d'un arrêt de bus. Personne ne l'a pris alors qu'il était là, tout noir avec son joli logo brodé Q#'ckS!lv3r bien en évidence. Ni une ni deux, d'un air on ne peut plus naturel, je me le visse sur la tête en passant, sans m'arrêter, comme si de rien n'était, va faire ma course et rentre avec. Tranquille et bien content de l'avoir retrouver. Je remercie donc ici celles et ceux qui me l'ont laissé !

:-)


mercredi 20 février 2008

Mercredi, folle journée !

Aujourd'hui c'est mercredi, ou plutôt c'était mercredi car il est 19h35, et par conséquent la journée est plus que entamée, limite finite. Après des absences devenues trop régulières sur un blog devenu lui plus que irrégulier, je vais tenter ici et maintenant d'établir une sorte d'accord tacite entre vous et moi. Enfin quand je dis vous c'est un grand mot car vous ne pouvez malheureusement pas vraiment échapper à la décision qui va tomber. Nous avons semble t'il perdu pas mal de monde avec l'hibernation du blog. Force est de constater qu'il n'est pas forcément évident d'avoir quelque chose à raconter tous les jours quand on travaille. Bon c'est sûr qu'il s'en passe des choses, on rigole bien mais sorti du contexte, avec les kilomètres en plus, ça perd en grande partie de son rigolesque. Attention, je ne me cache pas ici derrière quelques excuses, fussent elles réelles et vérifiables. C'est vrai aussi que j'ai eu des choses à raconter, plusieurs fois, mais que j'ai un peu eu la flème de les retranscrire. À la place j'ai du faire... Rien. Mais bon ce n'est plus une chose qui m'arrive souvent depuis septembre alors disons que c'est bien compréhensible.


BREF, ma décision est la suivante, enfin elle ne va pas arriver tout de suite, courage, puisque je vais certainement pratiquer le verbiage encore quelques lignes, ne serait-ce qu'en remerciement pour Madame G. , ma professeur de français de 6e qui m'avait appris ce mot. Il est en effet apparu dans ma vie un jeudi matin de 1987, dans la marge d'une de mes copies, savamment et quasi-illisiblement griffonné en rouge pour qualifier une demie page en un commentaire laconique : « Verbiage ! ». Mais laissons plutôt 1987 pour revenir à nos affaires. Ma décision tant attendue est, et là ça y est je vais le dire, enfin l'écrire, dorénavant les nouvelles seront publiées le jeudi. Pourquoi ? Simplement parce que le mercredi je suis off et que vous serez maintenant, chers lecteurs, ma première activité de la journée (une fois les obligations quotidiennes honorées). Attention, cela ne signifie pas que des bulletins ne pourraient pas s'intercaler entre temps, bien sûr. Je m'engage ici à publier au moins un billet par semaine, disons que c'est une sorte de service minimum comme dirait l'autre.

Bon sinon un peu de neuf quand même car le 3 février, comme tous les ans, c'était l'anniversaire de Stéphanie. La date fatidique est tombée un dimanche, jour où elle ne travaillait pas, la nature est parfois bien faite. Le samedi précédent, la veille donc, nous avions convié quelques amigos pour une soirée crêpes à la casa de los berrichonos, chez nous quoi. La soirée fût un succès et après le départ des crêpeurs, minuit étant dépassé, des cadeaux sont apparus comme par enchantement. Joie et bonheur, mais la fatigue étant elle aussi au rendez-vous, c'est dans les bras de Morphée que tout cela a pris fin. Dimanche tranquille comme c'est l'habitude. Mardi, de retour au travail, la festoyée s'est vue offrir un magnifique bouquet de la part de toute la clique et fièrement porté par son charcutier charmant. Le tout est arrivé en chanson, accompagné d'une tartre au citron meringuée qui a ensuite été découpée et engloutie par l'ensemble de la joyeuse compagnie. On échappe pas à son anniversaire chez Latina ! Eh eh !




vendredi 15 février 2008

Le retour des morts vivants 2

Si vous avez manqué le début :

Enfin arrivé au guichet de l'immigration, Jimmy apprend qu'il lui manque un formulaire. Il retourne donc chez lui pour le faire remplir et signer par Stéphanie...


Le bus me dépose devant chez nous. Encore un avantage d'habiter à notre nouvelle adresse. Je monte les escaliers quatre à quatre et fais irruption dans l'appartement. Stéphanie est presque prête à partir. Surprise, elle demande si c'est bon. Non, il faut que tu me remplisses ça, lui réponds-je essoufflé et surement rouge comme une tomate. Stylo, griffonnages, dossier, c'est reparti. Je dévale une nouvelle fois l'escalier et attrape le bus. Il me refuse ma correspondance car même si mon billet est encore valide, je n'ai pas le droit de l'utiliser car je suis sur la même ligne. Il est 9h50 et ça s'annonce moins bien que tout à l'heure, mais je ne sais pas encore à quel point. Pour mémoire, je travaille à 11h à Latina. Le temps m'est donc compté. Tel Jack Bauer, je lutte dorénavant contre le chronomètre.


Le chemin pour Square-Victoria n'est pas aussi simple que pour Berri-UQUAM. Arrivé à Place-des-arts, deux options s'offrent à moi.


A : Le métro pour McGill ou Peel puis rejoindre à pied le 285 Notre Dame Ouest.

B : Le bus 139 jusqu'à la rue Saint Antoine, rejoindre à pied aussi mais c'est moins loin.


Rendu à Place-des-arts, il est 10h environ. J'attends le bus une ou deux minutes puis m'engouffre dans le métro direction McGil (une station soit 1 minute). Le métro n'arrive pas tout de suite et je commence à regretter mon choix. Je sors à McGill et me lance pour une marche dans le centre que j'espère moins longue qu'il n'y paraît, et bien sûr... Je me perds. Je marche vite, j'ai chaud, très chaud, mais dès que je me découvre un peu je suis gelé. Mes lunettes s'obscurcissent à cause du froid et sont pleines de buée. Je n'y vois rien, je transpire, l'horreur. J'ai pas de plans alors je m'arrête pour demander mon chemin tous les 10 mètres. N'ayant pas de montre non plus, j'en profite de temps en temps pour demander l'heure quand je ne la relève pas sur un téléphone public. Les distances sont comme le reste, floues, le temps distordu, le tout avec une météo blizzardesque. C'est n'importe quoi.


Tant bien que mal je retrouve quand même mon chemin et fini par arriver au 285NDO, il est grosso-modo 10H30. Toujours personne. Je passe direct au guichet, avec la même dame. Je commence à avoir mes habitudes. Elle regroupe tous les documents dans une enveloppe et me rend ma belle chemise noire toute neuve.


  • Comment vous souhaitez régler les frais de dossier ?

  • Par carte... Mais c'est une carte de débit ça marche quand même ?

  • Non, on ne prend que les cartes de crédit. Visa ou Mastercard.

  • Ok c'est bon j'ai une Visa... Elle est française mais c'est bon... non ?

  • Non.

  • Et par chèque ?

  • Non.


À ce moment précis, il y a comme un déclic. Je sens que je suis limite de perdre méchamment mon calme. J'opte pour une attitude aigre-douce


  • Alors comment je peux faire ?

  • Je vous ai donné un petit papier avec les modes de paiement.

  • Oui mais je ne l'ai pas sur moi là, il est resté chez moi (en fait je l'ai mais bon).


Elle me le redonne en m'expliquant les 4 lignes comme si je ne savais pas lire.


  • Alors voilà,... Vous pouvez payer par carte Visa ou par chèque de banque.

  • Donc vous voulez dire que là je dois aller à ma banque et revenir ensuite ?

  • Oui.

  • Et est ce que je peux déposer le dossier et revenir ensuite avec le chèque de banque ?

  • Non. Il faut payer pour déposer le dossier.

  • C'est à dire que j'aurais aimer déposer le dossier aujourd'hui mais je travaille et je ne suis pas sur d'avoir le temps d'aller à ma banque et revenir.

  • Alors vous pourrez revenir déposer le dossier lundi.


Allez savoir pourquoi, dans ma tête une petite mélodie Brazilienne trottait tranquillement. Je vois passer l'autre femme derrière, je tente un dernier coup, un ricochet.


  • Mais vous êtes sûr que ça marche pas avec ma VISA ? Française ou pas c'est une Visa, c'est une carte de crédit, elle fonctionne ici pour tous mes achats, ça doit fonctionner.

  • Non, je ne pense pas

  • Qu'est ce qu'il y a ? (dit l'autre)

  • Monsieur veut déposer un dossier de DCS mais il veut payer avec une Visa Française.

  • Et c'est quoi le problème ?

  • On ne peut pas prendre une Visa française pour un paiement

  • Pourquoi pas ? C'est une Visa. La mienne marche en France et elle est québécoise, la sienne doit marcher pareil ici. Pas de problème.

  • Très bien, ok monsieur vous pouvez remplir le formulaire de paiement. Dans 6 semaines vous recevrez un accusé de réception de votre dossier avec votre numéro de dossier, important pour la suite.


OUF ! C'est fait. Je trace donc jusqu'au bus pour rentrer fissa à Latina. Je connais mieux le quartier et le retour est plus rapide. Je ne perds pas de temps mais arrive quand même à 11h25, ce qui n'est pas trop grave si l'on considère le périple.


Avant hier, le 12 février, une lettre datée du 7 est arrivée. C'est notre accusé de réception. Il reste plusieurs autres étapes que je vous conterai au fur et à mesure. Le processus doit en théorie durer 4 mois... Suspens !



jeudi 14 février 2008

La retour des morts vivants

A la demande générale et en incluant la grandissante majorité silencieuse, voici donc des nouvelles presque fraîches, mais loin d'être passées de date (les périmés ayant été soigneusement triées puis éliminées). C'est qu'il s'en est passé des choses depuis le 21 janvier ! Un paquet même. Bon je vous passe en speed les infos climatiques : Oui il a neigé, oui ça a fondu suite à une température tropicale (3 ou 4°C) et bien entendu ça a gelé derrière. En ce moment, il neige. Classique. En même temps on est venu pour ça alors tout va bien, on est servis. Passons aux choses sérieuses...


Le 25 janvier était un jour important dans notre histoire nord américaine. Ce jour là je me suis levé à l'aube. Pas vraiment à l'heure où blanchit la campagne ici, puisqu'elle est blanche près de six mois par an, mais disons plutôt à 6h, ce qui est nettement plus universelle comme image. Ce n'est pas le fait que je me sois levé tôt qui fait l'exception de ce jour, bien sûr (quoique), non. L'exception tient dans la destination que je prendrais ensuite : les bureaux de l'immigration du Québec.


Un événement d'une telle importance entraîne forcément une nuit courte et agitée. C'est donc avec des yeux gonflés que j'enchaine le triptyque toilette - p'tit dej' – habillage. Dans les temps, je dévale les escaliers, traverse la rue pour attendre le bus qui arrive dans les 10 secondes, ça part plutôt bien. Quelques minutes plus tard je change pour le métro à la station Place-des-arts. Je passe les portiques, déboule sur quai et le métro arrive lui aussi. Parfait timing. Dingue. Je descends à Berri-UQUAM, et me retrouve devant les bureaux à 8h, j'ai 30 minutes d'avance. J'en profite pour faire un saut à Bureaux-en-gros pour acheter une jolie chemise pour ranger toutes mes pièces justificatives et présenter ainsi un dossier bien propre, bien classe, oeuvre d'un immigrant motivé et exemplaire. Bref 10 minutes plus tard je m'assois devant la porte, il y a juste une personne avant moi. J'attends.


8h30, le cerbère de la porte fait un tour de clef et ouvre officiellement l'accès à la salle d'attente. Il demande à chacun la raison de sa venue pour confirmer s'il y a lieu de laisser passer. « Bonjour, je viens déposer une Demande de Certificat de Sélection et régler les frais qui s'y rapportent. ». Il me fait signe de m'assoir. 5 minutes passent et le rideau de faire qui ferme l'accueil s'ouvre. La première personne s'avance, rapidement, je me lève et me fais doubler par une fille arrivée après moi. Pas de scandale, je la laisse tricher. Gentleman. Gentleman un peu énervé mais gentleman quand même. 5 minutes encore et me voilà devant le préposé des services de l'immigration. Je me lance : « Bonjour, je viens déposer une Demande de Certificat de Sélection et régler les frais qui s'y rapportent. ». « Bonjour... C'est pas là. Il faut aller au bureau de Square Victoria. » « Ok, merci, au revoir ». Me voilà reparti dans le métro pour aller à l'autre bureau. C'est direct, pas de changement. Le métro est synchro, je suis vite fait sur place. Je marche un peu mais pour info il neige et il y a un vent glacial, bien sur, sinon ce serait trop simple. Bref j'arrive au 25 Notre Dame Ouest. Je trouve le bureau aussi sec. Il n'y a personne, enfin personne d'autre qu'un agent de sécurité et deux dames derrières les guichets. Rebelotte : « Bonjour, je viens déposer une Demande de Certificat de Sélection et régler les frais qui s'y rapportent. ». « Très bien asseyez-vous ». A peine assis, c'est à moi, bien évidement puisqu'il n'y a que moi.


  • Bonjour, je viens déposer une Demande de Certificat de Sélection et régler les frais qui s'y rapportent

  • Bonjour, vous avez toutes les pièces ? »

  • Oui enfin je pense, voilà mon dossier...

  • Très bien...

  • J'ai ajouté des factures de 2005 comme justificatifs pour le conjoint de fait.

  • Ah. Mais vous avez rempli le formulaire pour les conjoints de fait ?

  • Non, est ce que vous l'avez ?

  • Oui, le voici vous devez le remplir et le signer vous ainsi que votre conjointe.

  • Ok, bon et bien je reviens...


Je m'échappe un instant pour remplir le formulaire que je pense signer à la place de Stéphanie pour gagner du temps et m'éviter un aller retour supplémentaire. Pris d'un doute concernant une autre partie du dossier je repasse au guichet. Même dame. Elle m'éclaire et je repars. Je ne suis pas trop chaud pour signer à la place de Stef, d'autant qu'il faut écrire des trucs. Imiter une signature c'est pas trop un problème vu que personne n'arrive jamais vraiment à signer deux fois pareil... mais imiter une écriture c'est autre chose.


Et me voilà repartis en vitesse à l'appartement pour chopper Stéphanie avant qu'elle parte travailler pour la faire remplir et signer cet ultime formulaire. Marche / bus / escalier / signature.


C'est reparti...